Lombalgie : faut-il se reposer ou bouger ?

Mal de dos : repos ou mouvement ? Découvrez ce que disent les études et le rôle clé du kinésithérapeute dans la lombalgie.

Kine Saxe Paul-Bert

1/18/20263 min read

Lombalgie : faut-il se reposer ou bouger ?


Mal de dos : repos ou mouvement ? Découvrez ce que disent les études et le rôle clé du kinésithérapeute dans la lombalgie.

Introduction : une question que se posent beaucoup de patients

La lombalgie, plus connue sous le nom de mal de dos, est l’un des motifs de consultation les plus fréquents en kinésithérapie. Elle peut apparaître soudainement ou s’installer progressivement.
Face à la douleur, beaucoup de patients hésitent : faut-il se reposer complètement ou continuer à bouger ?

Pendant longtemps, le repos était conseillé. Aujourd’hui, grâce aux recherches scientifiques, les recommandations ont évolué. Le kinésithérapeute joue un rôle essentiel pour vous aider à adopter la bonne attitude et favoriser une récupération durable.

Ce que dit la science sur le repos et le mouvement

Le repos prolongé n’est plus recommandé

Les études montrent que rester allongé ou immobile trop longtemps peut ralentir la guérison. Une revue systématique Cochrane (niveau de preuve élevé) indique que le repos strict au lit au-delà de 1 à 2 jours n’améliore pas la douleur et peut même augmenter la raideur et la perte de force musculaire.

Bouger favorise la récupération

À l’inverse, rester actif de manière adaptée aide le corps à récupérer. Le mouvement améliore la circulation sanguine, entretient la souplesse du dos et rassure le système nerveux.
Des études randomisées montrent que les patients qui continuent leurs activités quotidiennes, avec quelques adaptations, récupèrent plus rapidement et reprennent plus facilement le travail.

Comprendre la douleur pour mieux la gérer

Dans la majorité des cas, la lombalgie est dite commune, c’est-à-dire sans lésion grave de la colonne vertébrale. La douleur est réelle, mais elle ne signifie pas forcément que le dos est « abîmé ».
Bouger progressivement permet de réduire la peur du mouvement (kinésiophobie : peur de bouger par crainte d’aggraver la douleur) et d’éviter que le mal de dos ne devienne chronique.

Le rôle clé du kinésithérapeute

Le kinésithérapeute ne se contente pas de traiter la douleur. Il vous accompagne pour :

  • évaluer votre situation personnelle,

  • vous expliquer l’origine probable de votre douleur avec des mots simples,

  • vous proposer des exercices adaptés à votre état,

  • vous guider dans la reprise des activités du quotidien.

Chaque lombalgie est différente. L’objectif est de bouger sans se faire mal, en respectant votre rythme.

Exemple pratique : un exercice simple à faire chez soi

Mobilisation douce du dos

Objectif : redonner de la mobilité au dos et diminuer les tensions.

Position de départ :
Installez-vous à quatre pattes, les mains sous les épaules et les genoux sous les hanches.

Exécution :

  1. Inspirez lentement en creusant légèrement le bas du dos.

  2. Expirez en arrondissant le dos, comme si vous faisiez le dos rond.

  3. Enchaînez lentement ces deux mouvements.

Répétitions : 10 mouvements, 1 à 2 fois par jour.

Précautions :
Le mouvement doit rester confortable. Arrêtez l’exercice si la douleur augmente fortement ou si une douleur descend dans la jambe.

Conclusion : bouger oui, mais accompagné

En cas de lombalgie, le repos prolongé n’est généralement pas la solution. Bouger de façon progressive et adaptée permet souvent de récupérer plus vite et de réduire le risque de récidive.
Le kinésithérapeute est là pour vous guider, vous rassurer et vous proposer un programme personnalisé, en toute sécurité.

Cet article fournit une information générale et ne remplace pas un avis médical personnalisé.

Références

  1. Hayden JA, van Tulder MW, Malmivaara A, Koes BW. Exercise therapy for treatment of non-specific low back pain. Cochrane Database Syst Rev. 2021;(9):CD000335. doi:10.1002/14651858.CD000335.pub4

  2. Oliveira CB, Maher CG, Pinto RZ, et al. Clinical practice guidelines for the management of non-specific low back pain. Br J Sports Med. 2018;52(24):1548–1556. doi:10.1136/bjsports-2017-098026